En cette période de retour de vacances, qui n’a pas vu fleurir des dessins divers et variés : rapportés du centre aéré pour les plus petits, directement dessinés dans les marges des cahiers pour les plus grands voire sur les tables de cours pour les plus aventureux …

Et vous, vous dessinez ?

Non, vous êtes bien sûrs ? même pas quelques gribouillis sur un papier quand vous êtes au téléphone ?…ah vous voyez ! car, certes ce ne sont pas là des oeuvres d’art mais, pour autant, ils font partie de la galaxie “dessin”… nous avons tous un jour été des dessinateurs mais avons, pour la plupart, abandonné ce moyen d’expression au profit de moyens jugés plus conventionnels.

Pourquoi ne pas dessiner plus pour faciliter la communication, qu’elle soit personnelle ou destinée à un groupe ? Peu importe que votre dessin soit beau : l’important est qu’il soit compris! C’est bien là tout l’enjeu de la facilitation visuelle : accompagner la pensée par le dessin, c’est-à-dire reformuler une idée sous forme de dessin pour soutenir un processus au service d’une intention (et non pour créer une oeuvre d’art). Au sein de l’entreprise, cet accompagnement par le dessin est un levier qui contribue à l’efficacité du travail collaboratif en permettant l’appropriation des éléments clés, la stimulation de l’intérêt, le questionnement, le développement de la créativité, la création d’une trace physique. “Une image vaut mille mots” : ce proverbe évident résume à lui seul l’intérêt de la facilitation visuelle.

Alors comment faire ?

La méthode est simple : pratiquer l’écoute graphiquement active. Autrement dit, on prend des notes en dessinant….ensuite vient le choix de la technique à utiliser ; là un vaste panel de possibilités s’offre à vous : scribing, graphic recording, sketchnoting, dessins d’humour… les techniques sont nombreuses! Toutes ces modalités sont à choisir en fonction des compétences du facilitateur graphique, du contexte et de l’objectif de sa représentation : vais-je accompagner un groupe ou une personne ? dois-je produire une synthèse globale  ou relever des aspérités ? vais-je travailler en direct ou en différé ? suis-je plutôt modélisateur ou dessinateur ? Un ouvrage très complet pour en savoir plus sur ces différents modalités : https://www.etienneappert.fr/penser-dessiner-reveler-2/

Certes les modalités foisonnent (et s’agissant d’un “jeune” domaine, il est fort à parier que de nouvelles possibilités vont rejoindre les rangs dans les années à venir) mais servent un objectif commun : favoriser la pensée visuelle (par opposition à la pensée ordinaire, linéaire) en développant des regards intégratifs qui n’excluent pas les points de vue mais rendent visibles les complémentarités. Le pensée verbale est linéaire, soumise au temps (j’entends le mot rouge puis le mot vert) alors que la pensée visuelle, en images, permet une vue d’ensemble (mon oeil voit le vert et le rouge en un regard).

Alors, retrouvez votre âme d’enfant…1,2,3 dessinez!

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